Par Alexander Merz · Publié le · Informations vérifiées le 14 septembre 2026
⚡ En bref
Le Petit Chariot est la partie la plus visible de la constellation de la Petite Ourse (en latin Ursa Minor, en anglais Little Dipper). Il se compose de sept étoiles, et à la pointe de son timon brille l’étoile Polaire. On le repère à partir de la Grande Ourse : le côté arrière de la caisse Merak → Dubhe, prolongé environ cinq fois, tombe sur l’étoile Polaire.
La figure est nettement plus discrète que la Grande Ourse : elle ne mesure que 16,6° au lieu de 25,7° et, hormis Polaris (1,98 mag) et Kochab (2,08 mag), ne contient que des étoiles comprises entre 3,0 et 5,0 mag. En ville, on n’en voit donc le plus souvent que deux sur sept.
Depuis l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse, la Petite Ourse est circumpolaire : elle ne se couche jamais et reste visible par toute nuit claire de l’année – seule son orientation change d’un mois à l’autre.

Le Petit Chariot est un cas à part parmi les constellations : presque tout le monde connaît son nom, mais très peu l’ont un jour vu en entier. Ce n’est pas une question d’attention, mais de chiffres implacables – cinq de ses sept étoiles sont si faibles qu’elles disparaissent tout simplement dans le moindre ciel pollué par la lumière. En revanche, celui qui l’a déjà vu au complet sait très précisément à quel point son site d’observation est bon.
Cet article te donne tout ce dont tu as besoin pour la recherche : la méthode de repérage précise avec les distances angulaires, un tableau des hauteurs pour onze villes de l’espace germanophone, un tableau mensuel pour l’orientation changeante, l’auto-test de la qualité de ton ciel et la réponse à la question de savoir pourquoi l’étoile Polaire ne se trouve pas exactement au nord.
Petit Chariot ou Petite Ourse : pourquoi la constellation porte deux noms
À strictement parler, le Petit Chariot n’existe pas en tant que constellation. L’Union astronomique internationale reconnaît 88 constellations, dont l’une s’appelle Ursa Minor, en français Petite Ourse. Le « Petit Chariot » est un astérisme : une figure d’étoiles bien connue qui ne constitue pas une constellation à part entière.
La différence est toutefois plus ténue ici que pour son grand modèle. Dans le cas du Grand Chariot, l’astérisme ne comprend que sept des quelque 20 étoiles visibles de la Grande Ourse – le reste forme la tête, les pattes et le museau. Pour la Petite Ourse, en revanche, ce sont les mêmes sept étoiles : ce qui fait le chariot fait aussi l’ourse. La Petite Ourse est donc, pour l’essentiel, le Petit Chariot sous une autre étiquette.
Les noms dans d’autres langues
| Langue | Désignation |
|---|---|
| Allemand | Kleiner Wagen / Kleiner Bär |
| Latin (UAI) | Ursa Minor, génitif Ursae Minoris, abréviation UMi |
| Anglais | Little Dipper (astérisme) / Ursa Minor (constellation) |
| Français | Petite Ourse / Petit Chariot |
| Italien | Orsa Minore / Piccolo Carro |
| Espagnol | Osa Menor |
| Néerlandais | Kleine Beer |
Fait notable : en anglais, la figure s’appelle Little Dipper, c’est-à-dire « petite louche » – la même réinterprétation que pour le Big Dipper. La forme de la caisse y est vue comme une louche, le timon comme un manche. Ceux qui utilisent des cartes du ciel en anglais doivent le garder en tête : Little Dipper et Petit Chariot désignent exactement les mêmes sept étoiles.
Pas un signe du zodiaque
La Petite Ourse n’est pas un signe du zodiaque. Elle se situe au pôle nord céleste, soit à environ 66° de l’écliptique – la trajectoire que suivent le Soleil, la Lune et les planètes. Le Soleil ne peut jamais la traverser. Qui cherche un « signe astrologique Petite Ourse » la confond avec l’une des douze constellations du zodiaque ; nous expliquons la différence en détail dans Signes astrologiques et constellations.
Trouver le Petit Chariot : le prolongement quintuple de la Grande Ourse
Le Petit Chariot ne se repère pratiquement jamais directement – il est trop pâle pour cela. La voie standard passe par la Grande Ourse, qui se trouve en toute saison quelque part au nord et qui, grâce à ses sept étoiles brillantes, reste visible même depuis le centre-ville.
- Cherche la Grande Ourse au nord. Selon la saison, elle est haute (printemps), en haut à gauche (été), basse (automne) ou à droite (hiver).
- Trouve le côté arrière de la caisse : les deux étoiles les plus éloignées du timon. Ce sont Merak (en bas) et Dubhe (en haut). Leur écart est de 5,4° – soit environ trois largeurs de doigt à bras tendu.
- Prolonge la ligne de Merak au-delà de Dubhe, toujours tout droit, d’environ cinq fois cet écart. Après 28,7°, tu tombes sur une étoile isolée, d’éclat modéré : l’étoile Polaire.
- L’étoile Polaire marque l’extrémité du timon du Petit Chariot. De là, la figure s’écarte en un arc peu prononcé – d’abord trois étoiles faibles, puis la caisse.
- Si tu ne vois pas la caisse : cherche Kochab, la deuxième étoile la plus brillante de la figure. Elle se trouve à 16,6° de l’étoile Polaire et est presque aussi brillante qu’elle. Polaris et Kochab sont les deux « Gardiens du pôle » – si tu as les deux, tu tiens la figure.
La main comme instrument de mesure des angles
À bras tendu, une largeur de doigt correspond à environ 1,5°, une largeur de poing à environ 10° et une main écartée (du pouce au petit doigt) à environ 20°. Merak → Dubhe font donc bien trois largeurs de doigt, et le trajet Dubhe → étoile Polaire à peine trois largeurs de poing. Cela fonctionne à peu près aussi bien pour tout le monde, car des mains plus grandes vont de pair avec des bras plus longs.
La voie sans la Grande Ourse : chercher via Cassiopée
Si des arbres ou des maisons masquent la Grande Ourse – en automne, elle est très basse –, le W de la constellation de Cassiopée, de l’autre côté du pôle, vient à la rescousse. Polaris se trouve presque exactement entre les deux : l’étoile Polaire, la Grande Ourse et Cassiopée se font toujours face. Prolonge l’axe médian du W – la pointe du chevron central montre grossièrement en direction de l’étoile Polaire, à environ 30°. La méthode est moins précise que le pointeur de la Grande Ourse, mais suffit pour arriver dans la bonne région du ciel.
Grand et Petit Chariot : la différence en chiffres
Les deux figures ont sept étoiles, toutes deux se composent d’une caisse et d’un timon – et pourtant, une fois qu’on les a vues toutes les deux, on ne les confond guère. Le Petit Chariot est plus petit, plus pâle, et son timon se courbe dans l’autre sens.
| Caractéristique | Grand Chariot | Petit Chariot |
|---|---|---|
| Longueur de la figure | 25,7° (Dubhe → Alkaid) | 16,6° (Polaris → Kochab) |
| Rapport de taille | 100 % | environ 65 % |
| Étoile la plus brillante | Alioth, 1,77 mag | Polaris, 1,98 mag |
| Étoiles plus brillantes que 3 mag | 7 sur 7 | 2 sur 7 |
| Étoile la plus faible de la figure | Megrez, 3,31 mag | η UMi, 4,95 mag |
| Courbure du timon | vers l’extérieur, à l’opposé de la caisse | vers l’intérieur, en direction de la caisse |
| Visibilité en grande ville | complète | 2 étoiles seulement |
| Superficie de la constellation | 1280 degrés carrés (rang 3) | 256 degrés carrés (rang 56) |
| Circumpolaire en Europe centrale | oui (de justesse) | oui (entièrement) |
La ligne la plus importante en pratique est la quatrième : dans la Grande Ourse, les sept étoiles sont plus brillantes que 3 mag, dans la Petite seulement deux. C’est pourquoi la Grande Ourse paraît d’un seul tenant sous presque tous les ciels, tandis que du Petit Chariot il ne reste, en conditions urbaines, que deux points isolés entre lesquels on ne voit littéralement rien. C’est la principale raison pour laquelle tant de gens croient n’avoir jamais trouvé le Petit Chariot – ils l’ont trouvé, mais incomplet.
La courbure comme signe distinctif
Si tu vois une figure sans être sûr de laquelle des deux il s’agit : observe le timon. Dans la Grande Ourse, il se courbe à l’écart de la caisse, vers l’extérieur – la dernière étoile, Alkaid, se trouve en dehors de la ligne de prolongement. Dans le Petit Chariot, c’est l’inverse : le timon s’incurve vers la caisse. Les deux figures ne sont donc pas simplement une grande et une petite version l’une de l’autre, mais des images en miroir par leur courbure.
Les sept étoiles en détail : éclat, couleur et distance
Les sept étoiles de la figure forment un ensemble étonnamment hétéroclite : une supergéante pulsante, deux géantes orange, une géante blanc-bleu et trois étoiles de la séquence principale sans relief. Leurs distances s’échelonnent de 97 à près de 500 années-lumière – la figure n’est qu’un pur effet de perspective : physiquement, ces étoiles n’ont rien à voir entre elles.
| Étoile | Nom propre | Éclat (mag) | Type spectral | Distance (al) | Rôle dans la figure |
|---|---|---|---|---|---|
| Polaris (α UMi) | étoile Polaire, étoile du Nord | 1,98 | F7 Ib, supergéante jaune | ~446 | pointe du timon ; céphéide, période de 3,97 j |
| Kochab (β UMi) | Kochab | 2,08 | K4 III, géante orange | ~131 | étoile arrière de la caisse, « Gardien du pôle » |
| Pherkad (γ UMi) | Pherkad | 3,05 | A3 II–III, géante blanche | ~487 | second Gardien, variable |
| ε UMi | Urodelus | 4,21 | G5 III, géante jaune | ~350 | variable à éclipses, 39,5 j |
| ζ UMi | Akhfa al Farkadain | 4,29 | A3 Vn | ~369 | transition timon/caisse |
| δ UMi | Yildun | 4,36 | A1 V, blanche | ~172 | deuxième étoile après Polaris |
| η UMi | Anwar al Farkadain | 4,95 | F5 V | ~97 | étoile la plus faible de la figure |
Remarque sur les noms propres : seuls Polaris, Kochab, Pherkad et Yildun sont officiellement validés par l’UAI. « Urodelus », « Akhfa al Farkadain » et « Anwar al Farkadain » sont des désignations traditionnelles, le plus souvent d’origine arabe, attribuées différemment selon les catalogues d’étoiles – c’est pourquoi, sur les cartes, ces trois étoiles ne figurent presque toujours que sous leur lettre grecque.
Le contraste entre η UMi et Pherkad est remarquable : avec 97 années-lumière, η UMi est de loin l’étoile la plus proche de la figure et pourtant la plus faible – une étoile tout à fait ordinaire, à peine plus grosse que le Soleil. Pherkad se trouve cinq fois plus loin et apparaît presque deux magnitudes plus brillante, parce que c’est une géante dont la luminosité dépasse 1000 fois celle du Soleil.
Polaris : l’étoile variable la plus célèbre du ciel
L’étoile Polaire est un système triple. La composante principale, Polaris Aa, est une supergéante jaune d’environ cinq masses solaires et de 46 fois le diamètre du Soleil. C’est une céphéide – une étoile pulsante qui change rythmiquement de taille et d’éclat, avec une période d’un peu moins de quatre jours.
Cette pulsation est peut-être la propriété la plus insolite de l’étoile Polaire : son amplitude s’estompe. Avant 1963, l’éclat variait de plus de 0,1 mag ; après 1966, la variation est tombée rapidement sous 0,05 mag – l’étoile a presque cessé de pulser. Depuis les années 2000, l’amplitude augmente de nouveau légèrement. Pourquoi ? On ne le sait toujours pas avec certitude. Par ailleurs, la période s’allonge chaque année d’environ 4,5 secondes.
| Composante | Type | Éclat | Particularité |
|---|---|---|---|
| Polaris Aa | F7 Ib, supergéante jaune | ≈ 1,98 mag | 5,1 masses solaires, 46 rayons solaires |
| Polaris Ab | F6 V, étoile de la séquence principale | ≈ 9 mag | révolution en 29,3 ans, à seulement 6,2 UA au périastre |
| Polaris B | F3 V, étoile de la séquence principale | 8,7 mag | séparation de 18,2″ – séparable au télescope dès 6 cm |
Polaris B est une cible d’observation gratifiante : avec 18,2 secondes d’arc de séparation, elle est assez écartée pour apparaître comme un minuscule compagnon dès un petit télescope, à un grossissement de 60 à 100 fois. La différence d’éclat de près de sept magnitudes rend toutefois l’exercice exigeant – un instrument propre, bien mis en température, et une atmosphère calme sont indispensables. Tu en sauras plus sur l’étoile elle-même dans notre portrait Trouver l’étoile Polaire.
L’étoile Polaire n’est pas exactement au nord : 37 minutes d’arc d’écart
L’étoile Polaire passe pour le point fixe du ciel – et elle l’est, mais pas parfaitement. Elle se trouve actuellement à 37,4 minutes d’arc du pôle nord céleste exact, soit un bon demi-degré. Cela représente environ 1,25 diamètre de pleine Lune.
Concrètement, cela signifie que Polaris ne reste pas immobile non plus : elle décrit, au fil de 24 heures, un petit cercle autour du véritable pôle. Le diamètre de ce cercle est d’environ 1,25°. Si tu pointes un appareil photo une heure durant sur le pôle, Polaris trace un court arc – elle n’est que presque le pôle immobile.
Deux valeurs à ne pas confondre
Hauteur au-dessus de l’horizon = latitude géographique. À Munich (48,1° N), l’étoile Polaire culmine à 48°, à Hambourg (53,6° N) à près de 54°. Cette règle empirique est précise à environ un demi-degré près – pas davantage, justement parce que Polaris se trouve à 37 minutes d’arc du pôle et apparaît, au cours de la journée, tantôt un peu plus haut, tantôt un peu plus bas.
Azimut = presque exactement le nord. L’écart par rapport à la direction du nord oscille, selon l’heure, entre 0° et au plus 0,9° environ – totalement négligeable pour se repérer sur le terrain, mais déterminant pour l’alignement précis d’une monture.
La distance au pôle diminue d’ailleurs encore : Polaris continue de se rapprocher du pôle nord céleste et atteindra son écart minimal vers l’an 2102, avec environ 27 minutes d’arc. Ensuite, elle s’en éloignera de nouveau – lentement d’abord, puis de plus en plus vite.
À quelle hauteur se trouve le Petit Chariot : tableau des hauteurs pour onze villes
Parce que la Petite Ourse entoure le pôle nord céleste, elle est circumpolaire depuis toute l’Europe centrale : elle ne se couche jamais, aucune nuit de l’année. Sa hauteur au-dessus de l’horizon dépend uniquement de la latitude géographique – et pour Kochab, l’étoile la plus brillante de la caisse, elle varie considérablement au cours de la journée.
| Ville | Latitude | Hauteur de l’étoile Polaire | Kochab au plus haut | Kochab au plus bas |
|---|---|---|---|---|
| Hambourg | 53,6° N | 53,6° | 110,5° (au-delà du zénith) | 37,6° |
| Berlin | 52,5° N | 52,5° | 111,5° | 36,6° |
| Dresde | 51,1° N | 51,1° | 113,0° | 35,1° |
| Cologne | 50,9° N | 50,9° | 113,1° | 35,0° |
| Francfort-sur-le-Main | 50,1° N | 50,1° | 113,9° | 34,2° |
| Stuttgart | 48,8° N | 48,8° | 115,3° | 32,8° |
| Vienne | 48,2° N | 48,2° | 115,8° | 32,3° |
| Munich | 48,1° N | 48,1° | 115,9° | 32,2° |
| Zurich | 47,4° N | 47,4° | 116,7° | 31,4° |
| Graz | 47,1° N | 47,1° | 117,0° | 31,1° |
| Berne | 46,9° N | 46,9° | 117,1° | 31,0° |
Les valeurs supérieures à 90° dans la quatrième colonne ne sont pas une erreur : à sa culmination supérieure, Kochab passe au-delà du zénith, du côté sud du ciel. À Hambourg, il atteint alors 110,5°, ce qui correspond à une hauteur réelle de 69,5° au sud. Qui regarde à ce moment-là vers le nord ne le trouve pas – il se tient déjà derrière soi.
La dernière colonne est la plus importante : à la culmination inférieure, Kochab descend à 31° à Berne, mais encore à 37,6° à Hambourg. Ainsi, le Petit Chariot reste, même dans le cas le plus défavorable, nettement au-dessus d’un obstacle d’horizon typique – contrairement à la Grande Ourse qui, en automne, frôle presque l’horizon dans le sud de l’Allemagne.
Le timon tourne au fil de l’année : l’orientation mois par mois
Les constellations circumpolaires ne se lèvent ni ne se couchent – elles tournent. Le Petit Chariot fait en un an un tour complet autour de l’étoile Polaire, si on l’observe toujours à la même heure. Le tableau suivant t’indique, pour le 15 de chaque mois à 22 h heure locale, où se situe la caisse du Petit Chariot par rapport à l’étoile Polaire. Direction du regard : le nord.
| Mois (le 15, à 22 h) | La caisse se trouve … de l’étoile Polaire | Remarque |
|---|---|---|
| Janvier | en bas à droite | la caisse est proche de sa position la plus basse |
| Février | à droite | la figure est à l’horizontale, timon vers la gauche |
| Mars | à droite | la caisse monte lentement du côté est |
| Avril | à droite | la Grande Ourse est en même temps haute, près du zénith |
| Mai | en haut à droite | bon moment pour le test de complétude |
| Juin | verticalement au-dessus | la figure est dressée – le « Petit Chariot » classique |
| Juillet | verticalement au-dessus | meilleure orientation de l’année, mais nuits courtes |
| Août | en haut à gauche | la caisse bascule vers l’ouest |
| Septembre | à gauche | la figure de nouveau à l’horizontale, timon vers la droite |
| Octobre | à gauche | la Grande Ourse est désormais basse au nord |
| Novembre | en bas à gauche | la caisse descend vers la culmination inférieure |
| Décembre | verticalement en dessous | la figure est à l’envers, la caisse au plus bas |
Important pour la recherche : la fameuse forme de chariot, avec la caisse au-dessus du timon, n’apparaît qu’au début de l’été. En décembre, la même figure est à l’envers ; en février, elle est couchée sur le côté. Qui cherche le Petit Chariot en guettant obstinément un chariot dressé ne le trouve pas dans trois saisons sur quatre.
Pour d’autres heures, une règle simple s’applique : deux heures plus tard correspondent à environ un mois plus avancé dans l’année. Qui observe en octobre à minuit voit la position de novembre. Une carte du ciel tournante réalise mécaniquement exactement cette conversion.
Polaris n’a pas toujours été l’étoile polaire : Thuban, Kochab et Vega
L’axe de la Terre n’est pas fixe dans l’espace. Il décrit – sous l’effet de l’attraction du Soleil et de la Lune sur le bourrelet équatorial de la Terre – un lent cône, comme une toupie qui ralentit. Un tour complet dure environ 25 772 ans. Cette précession fait décrire au pôle nord céleste un cercle de 23,44° de rayon dans le ciel, et celui qui se trouve à proximité de ce cercle devient l’étoile polaire.

| Époque | Étoile polaire | Éclat (mag) | Remarque |
|---|---|---|---|
| vers 2800 av. J.-C. | Thuban (α Draconis) | 3,65 | étoile polaire des bâtisseurs de pyramides ; s’est approchée du pôle jusqu’à 6′ |
| vers 1000 av. J.-C. | Kochab (β UMi) | 2,08 | le meilleur des deux « Gardiens » – le pôle se situait entre Kochab et Pherkad |
| aujourd’hui (2026) | Polaris (α UMi) | 1,98 | l’étoile polaire la plus brillante de tout le cycle, à 37,4′ du pôle |
| vers 2102 | Polaris | 1,98 | écart minimal : environ 27′ |
| vers 3000 apr. J.-C. | Errai (γ Cephei) | 3,21 | prochain titulaire, s’approche jusqu’à environ 3° |
| vers 7500 apr. J.-C. | Alderamin (α Cephei) | 2,45 | étoile polaire brillante, mais à près de 3° d’écart |
| vers 10 000 apr. J.-C. | Deneb (α Cygni) | 1,25 | l’étoile la plus brillante à s’approcher un jour du pôle – mais seulement à 7° |
| vers 13 700 apr. J.-C. | Vega (α Lyrae) | 0,03 | s’approche du pôle jusqu’à environ 4° |
| vers 27 800 apr. J.-C. | Polaris | 1,98 | le cycle se referme |
Deux choses frappent dans ce tableau. Premièrement : nous vivons une époque particulièrement favorable. Polaris est à la fois brillante et extrêmement proche du pôle – cette combinaison n’existe qu’une seule fois dans tout le cycle. Pour les prochains millénaires, la navigation d’après l’étoile du Nord fonctionnera nettement moins bien.
Deuxièmement : c’est précisément Kochab, la deuxième étoile de notre figure, qui fut elle-même l’étoile polaire il y a environ 3000 ans. La Petite Ourse a donc abrité le pôle nord à deux reprises. Son nom grec Kynosura (« queue de chien ») et le surnom de Vega comme future étoile polaire s’inscrivent dans la même longue histoire.
Pourquoi l’Égypte le prouve
La précession n’est pas un simple modèle théorique. Les conduits de la pyramide de Khéops sont orientés sur des positions stellaires d’environ 2500 av. J.-C. – le conduit nord de la chambre de la Reine vise la position d’alors de Kochab, celui de la chambre du Roi vise Thuban. Si l’on remonte la précession, les angles concordent. Avec les positions stellaires actuelles, ils ne concordent pas.
Auto-test avec sept étoiles : à quel point ton ciel est-il sombre ?
Le Petit Chariot possède une propriété qui le rend précieux pour les observateurs : ses sept étoiles se répartissent très régulièrement sur la plage d’éclat de 2,0 à 5,0 mag – et elles sont toutes proches les unes des autres, haut dans le ciel, toute l’année. Il constitue ainsi un étalon parfait, toujours disponible, pour la magnitude limite de ton site d’observation.

| Étoiles visibles | Magnitude limite | Échelon de Bortle | Site typique |
|---|---|---|---|
| 2 (Polaris, Kochab) | à partir de 2,1 mag | 8–9 | cœur d’une grande ville |
| 3 (+ Pherkad) | à partir de 3,1 mag | 7 | périphérie, banlieue éclairée |
| 5 (+ ε et ζ UMi) | à partir de 4,3 mag | 5–6 | banlieue à zone de transition |
| 6 (+ Yildun) | à partir de 4,4 mag | 4 | rural, mais avec des halos lumineux |
| 7 (toutes, y compris η UMi) | à partir de 5,0 mag | 1–3 | véritable ciel de campagne |
Voici comment procéder : choisis une nuit sans Lune, tiens-toi éloigné de toute source de lumière pendant au moins 20 minutes pour que les yeux s’adaptent, puis compte à loisir. L’ordre compte : après Polaris et Kochab vient Pherkad, puis ε et ζ UMi presque à égalité, ensuite Yildun et, en dernier, η UMi. Qui voit η UMi à coup sûr dispose d’un ciel que peu de régions offrent encore en Allemagne.
Une erreur fréquente : regarder droit dessus. Les étoiles proches du seuil de perception se saisissent mieux en vision décalée – c’est-à-dire en regardant juste à côté, car les bâtonnets, plus sensibles à la lumière, se situent en dehors du centre de la rétine. On gagne ainsi souvent une demi-magnitude. D’où vient cette pollution lumineuse et ce qui y remédie, notre article sur la pollution lumineuse l’explique.
Le ciel profond dans la Petite Ourse : galaxie naine et spirales lointaines
La Petite Ourse n’est pas un territoire de ciel profond. Elle se situe loin du plan de la Voie lactée : il n’y a donc ici ni nébuleuses gazeuses ni amas ouverts – et comme le regard s’échappe presque perpendiculairement de notre Galaxie, on y voit surtout des galaxies très lointaines. Trois objets valent tout de même l’effort.
NGC 6217 : la galaxie spirale barrée à l’histoire liée à Hubble
NGC 6217, avec environ 11 mag, est l’objet du ciel profond le plus brillant de la constellation. Elle se trouve 2,5° à l’est de Zeta Ursae Minoris, mesure environ 3′ × 2,5′ et se situe à environ 67 millions d’années-lumière. Au télescope, à partir d’environ 20 cm d’ouverture, elle apparaît comme une petite tache ovale à centre plus lumineux ; la structure barrée et les bras spiraux ne deviennent visibles que sur les photographies.
Elle doit sa notoriété à un hasard : NGC 6217 fut, en 2009, le premier objet photographié par la caméra Advanced Camera for Surveys fraîchement réparée du télescope spatial Hubble après la dernière mission de maintenance – choisie notamment parce que, cible circumpolaire, elle était accessible à tout moment.
La galaxie naine de la Petite Ourse : la voisine invisible
La galaxie naine de la Petite Ourse est une galaxie satellite de notre Voie lactée, à environ 225 000 années-lumière, découverte en 1955 sur les plaques photographiques du relevé du mont Palomar. C’est une naine sphéroïdale composée en majorité d’étoiles très anciennes, et l’une des galaxies les plus sombres connues.
Pour l’observation visuelle, elle est inadaptée – il faut le dire clairement. Son éclat total d’environ 11,9 mag se répartit sur plus d’un demi-degré de surface céleste ; sa brillance de surface se situe donc bien en dessous de toute pollution lumineuse. Même dans de grands télescopes d’amateur, elle reste invisible. Qui prétend l’avoir « vue » a très probablement vu autre chose.
NGC 6251 : un noyau galactique actif pour observateurs avertis
NGC 6251 est une galaxie elliptique géante d’environ 12,5 mag, à quelque 340 millions d’années-lumière. Elle est moins intéressante à l’oculaire qu’en radioastronomie : son trou noir supermassif propulse un jet de matière de plusieurs centaines de milliers d’années-lumière de long. Visuellement, il n’en reste qu’une petite tache ronde et lumineuse – un objet pour 25 cm d’ouverture et plus, sous un ciel sombre. D’autres cibles intéressantes t’attendent dans notre panorama du ciel profond.
Les Ursides en décembre : la pluie d’étoiles filantes qu’on oublie
La Petite Ourse possède sa propre pluie de météores, et presque personne ne la connaît : les Ursides. Elles sont actives du 17 au 26 décembre, avec un maximum vers le 22 décembre – justement lors de la plus longue nuit de l’année et juste avant Noël, ce qui les fait régulièrement passer inaperçues dans l’agitation.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Période d’activité | du 17 au 26 décembre |
| Maximum | vers le 22 décembre |
| Taux zénithal (ZHR) | normalement 5–10, jusqu’à plus de 100 les années de sursaut |
| Radiant | près de Kochab, dans la caisse du Petit Chariot |
| Vitesse | environ 33 km/s – plutôt lente |
| Corps parent | comète 8P/Tuttle |
| Meilleur moment d’observation | les dernières heures avant l’aube |
Le grand avantage des Ursides : leur radiant est circumpolaire. Il ne se couche jamais, tu peux donc observer toute la nuit. Il est le plus haut dans les heures précédant le lever du Soleil – c’est aussi à ce moment que le taux est le meilleur, car la face avant de la Terre fonce à la rencontre de l’essaim de météores.
Ursides 2026 : hélas une mauvaise année
Le maximum du 22 décembre 2026 tombe seulement deux jours avant la pleine Lune du 24 décembre. La Lune, alors éclairée à plus de 90 %, reste au ciel presque toute la nuit et noie presque entièrement les Ursides, déjà faibles. Réalistement, seuls les météores les plus brillants subsisteront. Qui veut malgré tout tenter sa chance devrait placer la Lune derrière un bâtiment et regarder dans la direction opposée du ciel. Toutes les dates de l’année figurent dans le calendrier des étoiles filantes.
Mythologie et noms : de Kynosura à l’étoile du Nord
La Petite Ourse est l’une des rares constellations dont l’introduction peut être attribuée à une personne : l’Antiquité l’a rapportée à Thalès de Milet, au VIe siècle av. J.-C. Il a probablement repris la figure aux navigateurs phéniciens, qui s’en servaient depuis plus longtemps pour naviguer – c’est pourquoi les Grecs ont un temps appelé la constellation Phoinike, « la Phénicienne ».
Le nom grec plus ancien est Kynosura, « queue de chien ». Son origine est incertaine ; la figure était peut-être à l’origine un chien, réinterprété plus tard en ourse pour l’accorder à la Grande Ourse voisine. La longue queue que portent les deux ourses célestes, et qu’aucun véritable ours n’a, est restée comme un héritage du timon.
Dans la version la plus connue de la légende, la Petite Ourse est Arcas, le fils de la nymphe Callisto et de Zeus. Callisto fut transformée en ourse par Héra jalouse ; lorsque, des années plus tard, Arcas faillit tuer sa propre mère à la chasse, Zeus les plaça tous deux au ciel. Héra obtint que tous deux ne puissent jamais se baigner dans la mer – la raison mythologique pour laquelle les ourses ne se couchent jamais en Grèce.
Les noms de chaque étoile
| Nom | Origine | Signification |
|---|---|---|
| Polaris | latin stella polaris | « étoile du pôle » – usité seulement depuis l’époque moderne |
| Kochab | arabe al-kaukab | « l’étoile » – forme abrégée d’« étoile du Nord » |
| Pherkad | arabe farqad | « le veau » ; Kochab et Pherkad s’appellent ensemble farqadain |
| Yildun | turc yıldız | « étoile » – un nom moderne du XIXe siècle |
| Kynosura | grec kynos oura | « queue de chien » – ancien nom de toute la figure |
Le double nom farqadain pour Kochab et Pherkad est encore en usage aujourd’hui : les deux étoiles sont souvent appelées « les Gardiens du pôle », parce que, dans l’Antiquité, elles tournaient autour du pôle comme des sentinelles – à une époque où Polaris elle-même en était encore éloignée de plusieurs degrés.
Équipement pour la Petite Ourse : de l’œil au télescope
Pour la figure elle-même, tu n’as besoin de rien – juste d’un ciel sombre et de 20 minutes d’adaptation à l’obscurité. L’équipement devient intéressant dès que tu veux aller au-delà du simple comptage des sept étoiles : séparer Polaris B, débusquer NGC 6217 ou percevoir les différences de couleur entre Kochab (orange) et Yildun (blanche).
Les jumelles : le gain le plus rapide
Des jumelles 10×50 transforment aussitôt deux étoiles visibles en sept, même en pleine ville. Elles révèlent en outre nettement le contraste de couleur des étoiles géantes et font apparaître le petit cercle d’étoiles autour de Polaris appelé Engagement Ring – un joli anneau d’étoiles faibles avec Polaris pour « diamant ». Le modèle qui te convient, notre guide des jumelles le précise ; la question de fond est traitée dans Télescope ou jumelles.
Le télescope : pour Polaris B et les galaxies
Polaris B, à 18,2″, est déjà séparable avec 6 cm d’ouverture ; cela devient confortable à partir d’environ 10 cm. Un télescope Dobson compact offre pour cela le meilleur rapport qualité-prix, car ici pratiquement tout le budget passe dans l’ouverture plutôt que dans une monture :
Une entrée en matière compacte pour Polaris B et les cibles les plus brillantes
Notre recommandation pour débuter: Télescope Dobson Skywatcher N 130/650 Heritage FlexTube

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Pour NGC 6217, cela ne suffit toutefois pas. Une galaxie de 11 mag à faible brillance de surface réclame de la lumière, et nettement plus : à partir d’environ 20 cm d’ouverture, elle devient sous un ciel à peu près sombre un objet assuré plutôt qu’un jeu de devinettes. Qui sait que les galaxies deviendront son sujet devrait franchir ce pas d’emblée – le saut de 13 à 20 cm collecte environ deux fois et demie plus de lumière et reste le seul chemin qui change vraiment quelque chose en ciel profond :
La recommandation honnête pour des galaxies comme NGC 6217
Pour le ciel profond, le meilleur choix: Télescope Dobson Skywatcher N 200/1200 Skyliner Classic

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Ce dont tu n’as pas besoin : une monture GoTo. Le Petit Chariot est la constellation sur laquelle on apprend à chercher – et l’alignement manuel sur l’étoile Polaire est de toute façon la première étape de toute monture. Plus de bases à ce sujet dans notre guide Observer le ciel pour les débutants et dans le panorama Télescope pour les galaxies.
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Questions fréquentes sur le Petit Chariot
Combien d’étoiles compte le Petit Chariot ?
La figure se compose de sept étoiles – exactement comme la Grande Ourse : quatre forment la caisse (Kochab, Pherkad, η et ζ UMi), trois le timon (ε UMi, Yildun et Polaris). L’ensemble de la constellation de la Petite Ourse compte, sous un ciel très sombre, environ 20 étoiles visibles à l’œil nu, mais seules ces sept appartiennent à la figure connue.
Comment dit-on Petit Chariot en anglais ?
Little Dipper, littéralement « petite louche ». La constellation officielle s’appelle en anglais, comme en latin, Ursa Minor. Le Grand Chariot se dit en conséquence Big Dipper, la constellation Ursa Major.
Quand peut-on voir le Petit Chariot ?
Depuis l’Europe centrale, par toute nuit claire de l’année – il est circumpolaire et ne se couche jamais. Seule son orientation change : en juin et juillet, il se tient le soir dressé au-dessus de l’étoile Polaire, en décembre à la même heure la tête en bas en dessous. La meilleure combinaison entre position favorable et longue obscurité est offerte par les mois de septembre à novembre.
Quelle est la différence entre le Grand et le Petit Chariot ?
Le Petit Chariot, avec ses 16,6° de longueur, ne fait qu’environ 65 % de la taille du Grand Chariot (25,7°) et est bien plus pâle : dans le Grand Chariot, les sept étoiles sont plus brillantes que 3 mag, dans le Petit seulement deux. De plus, le timon est courbé en sens inverse – dans le Grand Chariot il s’écarte de la caisse, dans le Petit il s’incurve vers elle. Et : l’étoile Polaire appartient au Petit Chariot, non au Grand.
Pourquoi n’arrivé-je pas à trouver le Petit Chariot ?
Presque toujours, c’est la faute du ciel, pas de l’observateur. Cinq des sept étoiles sont plus faibles que 3 mag et disparaissent dès une pollution lumineuse modérée. Si tu vois Polaris et Kochab, mais rien entre les deux, tu as déjà trouvé la figure – il ne te manque que le ciel sombre. De simples jumelles 10×50 révèlent aussitôt les sept étoiles.
L’étoile Polaire appartient-elle au Petit Chariot ?
Oui. Polaris est l’étoile à la pointe du timon et, en même temps, l’étoile la plus brillante de la constellation de la Petite Ourse (1,98 mag). C’est donc la seule étoile vraiment connue de la figure – beaucoup de gens connaissent l’étoile Polaire sans savoir qu’elle appartient à une constellation.
L’étoile Polaire est-elle exactement au nord ?
Presque, mais pas exactement : elle est actuellement à 37,4 minutes d’arc du pôle nord céleste et décrit donc, au cours d’une journée, un petit cercle autour du véritable pôle. L’écart par rapport à la direction du nord reste inférieur à 1° – négligeable pour se repérer sur le terrain, mais important pour l’alignement d’une monture de télescope. Vers l’an 2102, l’écart se réduira à environ 27 minutes d’arc.
La Petite Ourse est-elle un signe du zodiaque ?
Non. Les signes du zodiaque sont exclusivement les douze constellations situées le long de l’écliptique, c’est-à-dire la trajectoire apparente du Soleil. La Petite Ourse se trouve au pôle nord céleste, soit à environ 66° de là – le Soleil ne peut jamais la traverser.
Comment savoir si mon ciel est assez sombre ?
Compte les étoiles du Petit Chariot. Deux étoiles visibles signifient un ciel de grande ville (Bortle 8–9), trois la périphérie, cinq à six un environnement rural. Qui voit les sept, y compris η UMi (4,95 mag), se tient sous un véritable ciel de campagne avec une magnitude limite de 5 mag ou mieux. Important : au moins 20 minutes d’adaptation à l’obscurité et pas de nuit de Lune.
Que signifie le Petit Chariot comme motif de tatouage ?
La figure symbolise le plus souvent l’orientation et la constance – parce que l’étoile Polaire est la seule à conserver sa position dans le ciel et qu’elle a servi à la navigation pendant des siècles. Qui veut se faire tatouer la figure fidèlement doit veiller à deux détails : le point le plus grand va à l’extrémité du timon (Polaris), et le timon se courbe vers la caisse, non à l’opposé. C’est précisément à cela que l’on reconnaît les nombreux modèles qui, en réalité, représentent le Grand Chariot.
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